CFP

Publié le par Conrad Maiden

Qu'est-ce qu'une CFP ?

Une Crise de Frénésie Poétique.

J'ai été pris malgré moi d'une CFP en plein boulot ce matin.

Je ne sais pas, un coup de blues, quelque chose qui a fait que j'ai voulu coucher ça sur le papier, petit à petit (j'avais une vieille feuille et un stylo dans la poche).

J'ai essayé de réorganiser les strophes, de modifier un vers ou deux.

C'est loin d'être du Baudelaire, je le conçois, ça rime un peu quand ça veut, et de toute manière, je ne l'ai pas écrit dans le but que ce soit juste.

Juste avec l'envie que ça sorte.

 

Accoutumance

(le 06 juillet 2005)

 

Je ne tiens plus,

Donne-moi ma dose.

Je ne peux plus

Respirer.

 

 

L'air n'est plus

Qu'un brouillard dense

Qui masque ma vue,

Macabre danse.

 

 

Je ne vois plus,

Tout est si flou,

Ma chair à nu,

Je deviens fou.

 

 

J'ai beau chercher

Cette lumière

Qui réchauffait

Mon corps, hier,

 

 

Je ne trouve plus,

Sur mon chemin,

A perte de vue,

Qu'un espoir vain.

 

 

Donne-moi ma dose,

Je n'en peux plus,

Ma tête explose,

Mon âme, perdue.

 

 

Je me sens creux

A l'intérieur,

Plus goût au jeu,

Ni au bonheur...

 

 

Artificiel ?

Peut-être bien.

En tant que tel,

Il était mien.

 

 

Rapidement,

Il m'apportait

Eblouissement,

Sérénité.

 

 

Donne-moi ma dose,

Mon coeur n'est plus

Qu'un instrument

Si superflu.

 

 

Il pompe à vide

Et alimente

L'état morbide

Qui me tourmente.

 

 

Une chute sans fin,

Vers un avenir

Sans lendemain,

Sans un sourire,

 

 

Rien que des larmes

Et des regrets :

L'adieu aux armes

Est entonné.

 

 

Donne-moi ma dose,

Je t'en supplie,

Après l'osmose

Vient l'agonie.

 

 

L'aiguille s'enfonce

Dans ma poitrine,

Douleur intense

Mais inutile

 

 

Car la seringue

Ne contient rien.

Ca me rend dingue,

Odieux chagrin !

 

 

Il me recouvre

Telle une cape,

Et sans détour,

Abat sa chape.

 

 

Donne-moi ma dose,

Je ne vis plus.

Ma raison d'être

A disparu.

 

 

Je veux hurler,

Mes dernières forces

S'en sont allées,

Brisant l'écorce.

 

 

Mon épiderme

Ressent à peine

La chaleur sèche

Du soleil terne.

 

 

Envie de tuer

Les gens qui passent

Pour mieux combler

Ce manque en place.

 

 

Donne-moi ma dose,

Oh, aie pitié

De ma morose

Futilité.

 

 

Donne-moi ma dose,

Je t'en conjure,

Mon être implose

De mille blessures.

 

 

Ma vie s'effrite

Entre mes doigts,

Oh, donne-moi vite

Ma dose de toi.

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le hérisson 06/09/2005 21:38

hé, moi je le trouve plutôt bon ce poème !!...

Conrad Maiden 06/07/2005 21:36

Promis, dorénavant je laisserai l'art de la poésie aux vrais professionnels.
Du moins, j'essaierai...