Qu'est-ce qu'une CFP ?
Une Crise de Frénésie Poétique.
J'ai été pris malgré moi d'une CFP en plein boulot ce matin.
Je ne sais pas, un coup de blues, quelque chose qui a fait que j'ai voulu coucher ça sur le papier, petit à petit (j'avais une vieille feuille et un stylo dans la poche).
J'ai essayé de réorganiser les strophes, de modifier un vers ou deux.
C'est loin d'être du Baudelaire, je le conçois, ça rime un peu quand ça veut, et de toute manière, je ne l'ai pas écrit dans le but que ce soit juste.
Juste avec l'envie que ça sorte.
Accoutumance
(le 06 juillet 2005)
Je ne tiens plus,
Donne-moi ma dose.
Je ne peux plus
Respirer.
L'air n'est plus
Qu'un brouillard dense
Qui masque ma vue,
Macabre danse.
Je ne vois plus,
Tout est si flou,
Ma chair à nu,
Je deviens fou.
J'ai beau chercher
Cette lumière
Qui réchauffait
Mon corps, hier,
Je ne trouve plus,
Sur mon chemin,
A perte de vue,
Qu'un espoir vain.
Donne-moi ma dose,
Je n'en peux plus,
Ma tête explose,
Mon âme, perdue.
Je me sens creux
A l'intérieur,
Plus goût au jeu,
Ni au bonheur...
Artificiel ?
Peut-être bien.
En tant que tel,
Il était mien.
Rapidement,
Il m'apportait
Eblouissement,
Sérénité.
Donne-moi ma dose,
Mon coeur n'est plus
Qu'un instrument
Si superflu.
Il pompe à vide
Et alimente
L'état morbide
Qui me tourmente.
Une chute sans fin,
Vers un avenir
Sans lendemain,
Sans un sourire,
Rien que des larmes
Et des regrets :
L'adieu aux armes
Est entonné.
Donne-moi ma dose,
Je t'en supplie,
Après l'osmose
Vient l'agonie.
L'aiguille s'enfonce
Dans ma poitrine,
Douleur intense
Mais inutile
Car la seringue
Ne contient rien.
Ca me rend dingue,
Odieux chagrin !
Il me recouvre
Telle une cape,
Et sans détour,
Abat sa chape.
Donne-moi ma dose,
Je ne vis plus.
Ma raison d'être
A disparu.
Je veux hurler,
Mes dernières forces
S'en sont allées,
Brisant l'écorce.
Mon épiderme
Ressent à peine
La chaleur sèche
Du soleil terne.
Envie de tuer
Les gens qui passent
Pour mieux combler
Ce manque en place.
Donne-moi ma dose,
Oh, aie pitié
De ma morose
Futilité.
Donne-moi ma dose,
Je t'en conjure,
Mon être implose
De mille blessures.
Ma vie s'effrite
Entre mes doigts,
Oh, donne-moi vite
Ma dose de toi.
C'est c'qu'on dit